Blog à quatres mains et une truffe.Découverte de la France au gré de nos voyages
Les souterrains-refuges sont de véritables cachettes individuelles ou collectives, creusées dans le tuffeau.
L'entrée aboutit généralement à un couloir étroit et assez bas, ne permettant le passage que d'une seule personne.
Ces goulots présentent un caractère défensif, comportant de nombreux pièges : portes rudimentaires, système de feuillures* plus complexes , guets, cloisonnements mobiles, pour finir souvent sur un passage rétréci donnant accès à des salles plus ou moins vastes, communiquant, entre elles, par des couloirs exigus . Quelques fois ces couloirs aménent vers l'extérieur, permettant ainsi la fuite.
Voici comment un naturaliste du XIXe siècle décrivait ces souterrains : " Il serait dangereux de pénétrer sous ces voûtes obscures sans avoir de conducteur, car, outre qu'elles s'étendent fort loin, on peut courir les risques de se précipiter dans un puits qui s'y trouve. Je ne chercherai point quel a été le but qui a dirigé cette singulière construction, mais, en considérant l'embouchure étroite qui y conduit, la difficulté même qu'il y a d'y grimper, on ne peut s'empêcher de croire que cela n'ait été fait pour un motif extraordinaire. Dans plusieurs endroits, aux environs de Saumur, on rencontre de même des demeures souterraines, faites avec autant de mystère, et où, cependant, on reconnaît qu'elles étaient destinées à cacher un grand nombre de personnes. " (Dr Gaulay, 1807).
Mystérieuse forteresse de Chaloppy, avec ses retraits, ses couloirs dérobés, ses issues sans fonds, ses silos profonds, ces puits verticaux. Site moyenageux et place de combat et de sièges, elle éveille mystères et légendes en chacun d'entre nous !
Son appartenance à la famille des souterrains en ont fait un lieu de cachette, un ingénieux système de défense et un fabuleux terrain de jeux à plusieurs générations d'enfants du village
Les grandes salles hautes pouvaient en cas de nécessité abriter un grand nombre de personnes.
Sa nature et son fonctionnement peuvent faire penser à ses forteresses construite dans certains villages par des villageois avec ou sans le consentement royal.
Cette forteresse avait autrefois une façade monolithique qui est tombée en 1906.

Cette ouverture béante nous permet, aujourd'hui, de voir silos et escaliers.
Je remercie phonalys le photographe attitré dEthni'cité de me permettre d'utiliser ses photos qui restent sa propriété.