Blog à quatres mains et une truffe.Découverte de la France au gré de nos voyages
Il extrait l'argile à la pioche et à la pelle durant l'hiver dans des carrières à ciel ouvert. La terre est acheminée à la tuilerie-briqueterie par tombereaux, où elle est déchargée en tas et laissée à l'air libre jusqu'à son utilisation.
A la belle saison, on jette l'argile dans une fosse ou une cuve, où elle est étendue d'eau (50 à 100 litres par mètre cube de terre) ; elle est ensuite foulée aux pieds et à la pelle ou par des animaux pendant quatre à cinq heures pour en faire une pâte que l'on laisse reposer une journée.

La pâte est moulée à la main dans un moule en fer ou en bois, dont le fond est préalablement sablé pour éviter de coller. Pour l'élaboration d'une tuile creuse, la plaque obtenue est posée sur une forme courbe en bois.
Le séchage est effectué à même le sol en plein air ou sur des étagères disposées dans de grands hangars ou séchoirs ; ces derniers se caractérisent par une toiture aux longs pans qui arrivent très près du sol et qui laissent ainsi passer l'air mais non la pluie. Quelques jours ou semaines, selon la saison et le temps, sont nécessaires au séchage des produits.
Les familles de tuiliers vont remplacer les tisserands dans les habitaions troglodytiques et ceci jusqu'à vers 1920, 1930.
Après quoi, le village ou bas bourg se développera.